Témoignage 355 - Genevieve M - A Diego, mon Alter masculin

 

Cela fait un moment que mon âme me dit qu'il faut arrêter la consommation excessive de Porto. Cette pratique sonne faux avec ma démarche, avec ce que je suis vraiment, avec ce que je veux vraiment.... il va falloir prendre le taureau par les cornes !

 

A la fin d'une récente "prière de l'âme" du programme EIRU EOLAS, la confrontation avec mon "mauvais génie" a eu lieu.

 

Nous sommes au XIX ème siècle, dans une taverne de la Nouvelle Espagne, territoire de la couronne d'Espagne qui donnera le Mexique.

Un homme, sale, mal rasé, sentant la sueur, est attablé devant un pichet de vin.

Il s'appelle "El Gringo" (en espagnol, langue de ma lignée paternelle, cela veut dire "étranger", tout comme "Alien" en anglais...), et il m'attend :

 

Ola, Gringo, ce soir je ne boirai pas. Je sais que tu connais mon point faible, le plaisir que j'ai à boire un bon Porto, qui me grise (le Gris...), calme ma souffrance et arrondit les rugosités de la vie. J'ai compris qu'ainsi tu m'entraves, tu me possèdes, tu me manipules. Et bien que je connaisse le piège, j'y tombe régulièrement. Pourquoi je cède ainsi au traquenard que tu me tends, toi qui représente l'énergie masculine ? Pourquoi ai-je si peu de respect pour moi que je me laisse prendre à ce jeu avilissant ? Pourquoi ai-je si peu de fierté d'être une femme que je m'accouple ainsi avec le pire des soudards, voleur, menteur, violent ? Ai-je envie de me punir ? Quelle faute ai-je pu commettre pour m'imposer ce suicide, lent, douloureux et conscient ?

 

Mais ce soir, c'est terminé. Maintenant je te regarde en face, sans trouble, sans rancœur, sans esprit de vengeance, et je te dis NON. C'est fini. Ma vie est ailleurs, et sans toi.

 

A peine ai-je chassé El Gringo de mon champ vibratoire, que monte au fond de moi  le prénom de Diego, porté par la sublime chanson de Michel Berger :

 

Derrière les barreaux

Pour quelques mots

Qu'il pensait si fort

Dehors, dehors,

Il fait chaud

Des milliers d'oiseaux

S'envolent sans effort.

Quel est ce pays

Où frappe la nuit

LA VOIX DU PLUS FORT ?

DIEGO LIBRE DANS SA TETE

Derrière sa fenêtre

S'endort peut-être.

Et moi qui danse ma vie

Qui chante et qui rit

Je pense à lui:

DIEGO LIBRE DANS SA TETE

Derrière sa fenêtre

Déjà mort peut-être.

 

A toi, Diego, qui fait partie de mon âme; Je t'ai retrouvé, je te t'oublierai plus.

 

Geneviève (56)

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Commentaires: 1
  • #1

    Déborah O (lundi, 27 août 2018 13:17)

    Merci Geneviève pour ton témoignage inspirant !
    Ton énergie de face à face avec ce qui est, c'est exactement cet état d'esprit dont j'avais besoin là maintenant.
    (Je pense depuis quelques temps déjà à me délester de certaines dépendances pour gagner en liberté. Je viens de commander le coffret pour me mettre à une pratique quotidienne.. car je vois (découvre) de plus que le réseau Léo pratique également.)