Projet communautaire et mariage - partage n°2 - par Loredana

 

Conclusion du cycle “Colloredo di Soffumbergo”

 

Dans la première partie de partage que j’ai relaté sur la vente de ma maison, où, comme j’ai expliqué, j’ai vécu des années très lourdes que ce soit avec mes voisins ou avec mon ex mari, j’avais conclu avec encore la difficulté d’aliénation de cet immeuble.

 

Quelque chose, encore, ne s’était pas dissout et concrètement ce “noeud” là était représenté par d'incessants défauts de transcription de la sentence par le Tribunal d’Udine et donc par les complications que ça impliquait pour une correcte et définitive mise au point par rapport à la répartition des terres en commun avec mes voisins.

Après plusieurs rencontres chez le notaire, le géomètre-expert, différents réajustements, et avec un mois de retard par rapport aux temps prévus dans la promesse de vente avec les acquéreurs et l’agence immobilière, on établit la date de l’acte. Le 24-04-2018 !

 

En additionnant ces chiffres s’avère le numéro 3.

En consultant le dictionnaire des symboles, un passage me touche : " Dans l’hindouisme, le chiffre 3 est la manifestation divine (Trimurti) représentée par les divinités Brahma, Vishnu et Shiva et exactement : la création, la conservation ou croissance, et la mort-transformation. "

 

En effet, transposant cette signification à ma réalité :

Brahma - la création : j’avais créé cette réalité (avec des mémoires très lourdes d’inquisition).

Vishnu - la conservation-croissance : j’avais mis toute mon énergie pour accroitre cette réalité, par la mise en œuvre d’un grand jardin et d’une maison très très confortable et jolie. Puis j’avais essayé de la maintenir en faisant de mon mieux pour la sauver.

Shiva - la mort et la transformation : maintenant cette réalité était mourante, elle allait se transformer. Une transformation qui allait impliquer un nouveau commencement.

[Intéressant !]

 

Avec les acquéreurs, on avait conclu un accord verbal qu’une partie de l’argent me serait donnée en liquide, “en noir”, pour ne pas avoir trop d’impôts à payer à l’État et à l’agence immobilière. Le reste, évidemment, on allait le payer le jour de l’acte en présence du notaire.

Donc, après avoir conclus la transaction conforme à la loi, j’aurais dû recevoir par le nouveau propriétaire de ma maison, le reste de l’argent en liquide.

Mais, le monsieur m’informe qu’il n’a pas tout l’argent, et il me la donnera dans un second temps. En vérité je comprends que cette personne n’a aucunement l’intention d’honorer le pacte pris !

Un autre obstacle. Pour moi, ce jour-là aurait dû terminer cet énorme cycle et la tromperie de cette personne qui ne respecte pas les accords pris m’étonne. D’ailleurs, moi, naïvement, je n’avais pas pris la peine d’écrire ce pacte avec les signatures mutuelles, faisant confiance en son honnêteté.

Uff… un autre coup au ventre, cette nouvelle situation me tenaille. Qu’est ce que je dois comprendre encore ? Qu’est ce qu’on doit voir ?

 

Mémoires d’injustice remontent, de révolte, de culpabilité, le sentiment de ne pas avoir le droit, émotions de rage. M’apparaissent des images où, probablement sur des autres lignes temporelles, je suis condamnée injustement, manipulée, tenue en prison.

Et encore me submerge la peur du manque.

 

Nuits blanches avec beaucoup d’angoisse où mon prédateur s’empiffrait de mon énergie tranquillement... L’unique chose que je pouvais faire pour sortir de cette prise « prédatoire » « énergétique » était de couper le programme de la peur du manque, laisser la prise de l’attachement à l’argent et conclure en moi DEFINITIVEMENT ce cycle là. Ce n’était pas important l’argent mais le programme de la peur du manque m’entretenait attelée à une réalité désormais gangrenée ! Basta, Stop ! Je donne confiance seulement et exclusivement en mon Ange. Je dois COUPER cette ficelle bien manipulée par mon prédateur.

 

Après cette décision claire et forte en moi, finalement je ressens en moi force et alignement, le prédateur arrête de me soutirer mon énergie.

 

Quelque jours après, sans que je m’y attende, l’acheteur m’appelle au téléphone pour un rendez-vous. A mon étonnement il est prêt à me donner une petite somme d’argent (pas la totalité convenue). Son prédateur et le mien voulaient encore me soutirer de l’énergie, sous forme d’argent, pour me laisser aller.

Ok, va bene… tout en fermant ce passé !!!

 

Après qu’il m’ait donné l’argent qu’il avait estimé devoir me donner (sans me demander si j’étais d’accord), je monte dans ma voiture en tremblant, je tremblais comme une feuille, je me sentais vidée de mon sang mais LIBRE !!!

Je n’y croyais pas, je pleurais et tremblais, cette grand pièce de vie allait se détacher de mon corps, de mon âme.

Je ne possédais plus rien qui me retienne liée à n’importe quelle réalité.

 

Maintenant il me restait à conclure de payer toutes les dettes : banque (auquel je devais donner les trois quarts de l’argent issu de la vente), avocat, notaire, agence immobilière, impôts, etc, pour à la fin pouvoir me tourner vers une nouvelle vie.

Il ne me restait quasi rien d’argent de ce passé mais le cycle s’était achevé ! Beaucoup de fatigue, mais beaucoup des compréhensions et gratitude aussi. Mon Ange m’avait guidé avec patience et précisément sur une vie qui en apparence/apparemment pouvait être un calvaire, mais en vérité on m’avait donné le moyen d’être face à tous mes programmes de peur, attachement, rejet, culpabilité, inquisition, à fin de couper, pour le moins, quelques fils, lever quelques couches et apprendre à discerner les intrigues de la prédation.

L’apprentissage/l’enseignement ? JE CHOISI D’ÊTRE GUIDÉE PAR MON ANGE et non plus par les programmes/croyances que mon prédateur me pousse à réitérer.

 

 

Et maintenant ?

 

Dans la maison que j’ai louée, finalement je ressens plus de sérénité. J’ai dû la décorer car elle n’avait aucun meuble, mon attention a été pris par ce changement.

Terminée la période de déménagement, de bureaucratie pour la nouvelle résidence, ect…, je vais reprendre l’engagement de la traduction en italien de l’Epopée de la Conscience d’Hélène, qui n’est pas seulement une simple traduction mais un enseignement et un travail sur moi aussi, à partir des sujets qu’elle relate au fur et à mesure dans ses chapitres.

 

Après, presque deux mois, une nouvelle inquiétude commence à se manifester chez moi, très subtilement en profondeur.

 

ET MAINTENANT ???

Je ressens très clairement que c’est seulement un passage, je sais que je ne vais pas rester longtemps en cette maison, en ce village. Mon Soi Supérieur m’a conduit jusqu’ici pour que je puisse être en face à moi même complètement, avec mes peurs bien à vue et les programmes encore présents (même si un peu moins activés), sans aucun lien affectif, d’environnement, professionnel… rien de rien, aucun point d’appui, aucune pression de l’extérieur. Mais avec ma capacité de CHOISIR, marcher sur mes jambes, Oui, mais où ?

 

Je ne sais pas bien définir cette inquiétude en moi. Oui, une partie de ça est due à mon programme “mère” : Je suis seule, seule, seule.

Un programme bien ancré en moi qui me fait croire que je suis complètement seule en ce monde : croyance accompagnée soit par un vécu d’abandon expérimenté en cette vie depuis ma naissance : Je n’ai pas connu ma mère biologique, et peu mon père qui m’a mise dans un institut pour enfants abandonnés, soit par des rêves où j’arrive sur cette planète et il n’y a personne autour de moi, ou même par une vision apocalyptique où des météorites affectent la Terre, les gens s’enfuient dans toutes les directions tandis que moi j’observe tout cela de côté en disant “désormais c’est inutile de fuir, il est trop tard, il n’y a plus rien à faire”. J’assiste à la disparition de l’humanité et je reste toute seule !

 

Mais à coté de cette croyance il y a un autre ressenti : je suis à un moment crucial, j’ai l’opportunité de décider quel tournant donner à ma vie pour continuer le chemin spirituel fondamental pour moi. Faire un changement bien plus profond et radical qu’un simple déménagement d’une maison à l’autre. Je passe des journées dans lesquelles des larmes coulent sans raison sur mon visage, quelque chose en moi pousse de l’intérieur au niveau de la poitrine. Une pression continue qui m’empêche de trouver le sommeil la nuit. Un élan intérieur.

 

Donc, par une journée de beau soleil, je suis assise sur la terrasse de cette nouvelle maison, je regarde le ciel limpide et je m’adresse à mon Ange : “Je sais que cette demeure est absolument provisoire, c’est comme si j’étais au bord d’une falaise sur le point de faire un saut…mais où ? Quand ? Quelle direction donner maintenant à ma vie ? L’unique désir que j’ai depuis toujours c’est l’évolution de la Conscience, le Réveil…montre moi s’il te plait, la VOIE."

Sur le moment rien ne m’apparaît, seulement d’autres larmes et le sens de l’inconnu devant moi, du vide en moi, du rien derrière moi.

 

Sans m’en rendre complètement compte, quelque jour après je me retrouve à écrire un mail à Hélène et aux LEO dans lequel je manifeste l’intention d’aller dans l’Aude, pendant l’été, je ne sais pas bien pour combien de temps, pour partager avec eux, pour les connaître mieux et pas seulement à travers leurs publications on line. Donc je demande, sans aucune attente s’il y aurait une possibilité à cette période là.

Ils me répondent que oui. Bien sûr.

 

Avec le peu d’argent qu’il me reste, je mène ma voiture au garage pour une super contrôle, car le voyage est très long ( 1200 km ) et la voiture doit marcher parfaitement !

Mon intention est de partir seule.

 

Un mois avant mon départ, j’ai Larysa au téléphone, je lui partage mon projet de voyage en France et je lui demande si elle aussi aimerait venir avec moi. Je ne pensais pas qu’elle accepterait, car souvent elle est beaucoup occupée avec son job et aussi parce qu’elle n’a pas le même élan que moi. D’ailleurs je voudrais rester là bas plusieurs jours pas seulement trois ou quatre comme nous avons fait deux années auparavant avec Luisa (voir la rencontre filmée : le Réseau LEO à l'heure de l'Italie).

 

Je suis contente qu’elle soit d’accord. Nous évaluons les dates pour le départ et le retour, nous allons réserver un gite dans un village proche de celui de Sand-Jenael.

Larysa me propose d’aller avec sa voiture qui marche au gaz tandis que la mienne va au gasoil dont le coût est supérieur. Dans un premier temps ça me semble une bonne idée, mais après je réalise que le programme de la peur du manque s’est activé : économiser !

Moi, par contre, je ressens l’impulsion de partir avec ma voiture, peu importe le prix, je désire conduire, pouvoir agir sur les routes de l’Aude en pleine responsabilité et présence, me familiariser avec cet endroit.

Deux jours avant la départ, les Leo m’envoient le projet Ecoleo, afin que je puisse le lire et puis en parler.

Incroyable ! Avant de réaliser la conclusion définitive de la vente de la maison de Colloredo, j’avais eu l’idée que j’aurais aimé louer une maison dans l’Aude, assez grande (avec trois ou quatre pièces) qui puisse être un lieu d’accueil et de retrouvailles pour les personnes qui viennent de loin, de différents lieux du monde, et qui aimeraient partager la Connaissance et leur vécu avec les Leo.

 

Puis, malheureusement, l’argent resté était trop peu pour réaliser ce projet (je l’avais partagé avec Larysa quelque mois avant) donc j’ai dû l’abandonner.

Donc, lorsque je lus le projet Ecoleo, je fus étonnée de l’alignement de ce propos avec ce que je ressentais très fortement en moi !

Le 8 août on va partir avec ma voiture. Il y a une excitation en moi, mais je n’ai pas d’attente, je ne calcule pas, je ne pense pas. On me laisse “conduire” (guidare en italien)… en conduisant (guidando).

 

Le 9 août nous sommes à Arques.

On va continuer….

 

Merci

Loredana (cénacle - Italie)

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0