Témoignage de David suite à la question 61 de Muriel

Témoignage de David suite à "Question 61 : la mort et interpénétration des 3ème et 4ème densités"

  

Bonjour Muriel,

 

Ton témoignage fait écho à des expériences que j'ai vécu et il me semble retrouver dans tes questions le même besoin ontologique de savoir. Ce besoin crucial, que certaines expériences ont activé en moi et que, tels des jalons gravés dans ma mémoire, elles participent encore à susciter. C'est pour moi l'occasion de revisiter ces souvenirs marquants avec le regard d'aujourd'hui et d'aller plus loin dans la compréhension, les prises de recul et l'échange.

 

Voici donc quelques faits lors desquels ma perception de l'espace-temps fut altérée:

Dans certaines circonstances, j'ai pu voir comme en plein jour alors qu'il faisait nuit, ou bien constater un ralentissement du temps à tel point que des objets en mouvement très rapide se figeaient, ou l'inverse, la vitesse du temps paraissait augmenter, de sorte que je percevais des déplacements extrêmement lents. En regardant une vitre, je vis couler le verre qui la constituait (ce matériau est un "semi-liquide" ce qui est inobservable avec la "perception normale"). D'autres fois, un lieu se montra sous de multiples aspects qui étaient autant de visages complètement dissemblables de cet endroit somme toute banal, que je croyais connaître. C'était toujours le même lieu, chaque chose était à la même place, et pourtant au fur et à mesure de l'observation, la scène exprimait des univers changeants.

 

Ce qui me semble clair aujourd'hui c'est que ces évènements manifestent la collaboration entre notre vie intérieure (dont on ne perçoit pas tout les mouvements) et la vie "extérieure". Même si nous pouvons avoir l'impression qu'une chose, qu'un aspect précède l'autre (le fait extérieur déclencheur ou bien un état personnel précurseur), nous avons affaire ici de manière exemplaire au monde des synchronicités qui, comme leur nom l'indique, ne se conforment pas à la linéarité du temps, ni à la causalité avec laquelle nous expliquons usuellement ce qui nous arrive. Ces coïncidences significatives comme les appelle Jung, utilisent au contraire la simultanéité pour souligner un lien qui est prêt à être conscientisé et cela d'une manière qui déroute souvent l'égo. Ce qui transparait et qui prédomine dans ce mécanisme synchrone, c'est une intention qui à première vue nous dépasse, mais qui vise pourtant à éclairer "la réalité ordinaire" par la révélation d'un sens profond.

 

Cette intention prend sa source bien en amont du moi individuel. Certains événements ont pour but de faire remonter à la surface ce qui murit parfois depuis longtemps au niveau inconscient et qui met en contact la sphère individuelle et la sphère collective. Je comprends que la coopération de ces deux sphères est le support d'une dynamique plurielle que j'apprends à déceler, me rendant compte que cela m'aide à grandir et à saisir la nature de mon potentiel créateur.

Chacun de ces passages à forte teneur symbolique, équivaut à une mort bien réelle d'une part de notre personnalité qui se familiarise ainsi de plus en plus avec cette dynamique qui est à la base de la vie. Ces impulsions nous conduisent à nous désidentifier de notre polarité SDS engluées dans ses certitudes, absorbées par ses pensées mécaniques.

 

En ce qui me concerne, ces circonstances étaient reliées à des états d'excitation fulgurants ou à l'inverse, des états de contemplation puissants. Les extrêmes se rejoignent !

 

En un éclair, j'étais extirpé de mon système de croyances et plongé dans un état de conscience élargie, qui était à mille lieues des références admises par mon moi égotique et peureux. Ces évènements me délivrent toujours leur sens initiatique.

Dans ces états, mon esprit devait faire face à de fortes angoisses destinées à me ramener dans "le droit chemin" ou à faire peser sur moi le châtiment de la folie : les obstacles de la prédation.

Le besoin de connaître, d'explorer et d'éprouver le monde tel qu'il est, m'amenait à braver ces interdits pendant de brefs instants. Ma conscience accédait alors à des possibilités de perceptions faisant fi des notions coutumières de temps et d'espace : le monde de 4ème densité.

 

Dans ces moments je compris que nous voyageons (notre esprit) en dehors de notre référentiel (le moi) sans nous attacher à aucun autre. Une partie de nous au moins, perçoit la distance, la vitesse et le temps (et finalement la matière et la lumière) de façon modifiée puisqu'elle n'est limitée à aucun point de vue. J'étais confronté à une disparition de mes repères : les réflexes qui consistent à évaluer la distance entre moi et un objet, à appréhender mon déplacement ne rimaient plus à rien dans cet état où je me dissolvais dans l'espace-temps. Globalement le temps et l'espace s'allongeaient.

 

Nous retrouvons là les propriétés atemporelle et non local de la Supraconscience qui régissent le langage des synchronicités.

 

Dans le film Matrix, qui a mis à la mode ce genre d'effets spéciaux, nous vîmes pour la première fois des séquences où les déplacements se stoppaient. La caméra nous faisait faire alors le tour en 3D de cet arrêt sur image au cœur de l'action et cela n'est pas un hasard de la part des réalisateurs à mon avis. Je pense également aux observations inhabituelles que peut faire une personne lors d'une EMI et par lesquelles elle prend conscience qu'une autre perception de la réalité est possible et parfois même que cette réalité n'est qu'un aspect d'une multi-réalité.

Que ce soit par ma propre expérience, par d'autres vécus cliniquement prouvés ou encore par des films, nous constatons que l'interpénétration des univers de 3D et 4D, bien que souvent inconscient, est un phénomène qui intervient dans la vie psychique de l'humain. Et cela est accentué à l'approche de l'Onde de changement.

 

Comme je le disais, ces circonstances me renvoyaient brutalement à la place accordée aux croyances et finalement à leur existence. Aujourd'hui en considérant ces évènements, je me rappelle qu'au fond, l’accès à une conscience étendue était présent. C'était un sentiment qui m'habitait déjà avant que je vive ces expériences.

 

Imperceptiblement, le système de valeurs auquel "je me devais d'adhérer" était donc relativisé par cette impression sous-jacente qu'il y avait une autre façon de regarder les choses. Si les conditions s'y prêtaient, ce système pouvait être balayé par une réalité plus grande, plus vivante au parfum d'éternité.

L'ange déchu que nous sommes, est en perpétuelle quête de ses souvenirs de 4, 5 et 6 ème densités, de ses ailes... Au même titre que "E.T. téléphone maison", notre âme est programmée pour retourner d'où elle vient. Elle est animée de la nostalgie d'un passé dans les sphères supérieures de conscience.

 

Je garde cependant à l'esprit que cette nostalgie peut être assujettie à la polarité SDS.

Nombreux se font piéger par l'aspect miraculeux d'une expérience interdimensionnelle ou d'expansion de conscience. J'ai pu m'égarer dans ces méandres, sachant marcher entre les mondes et me diriger vers un nouveau futur au service d'autrui (voir à ce sujet l’outil de discernement concernant la vidéo de Marc Auburn).

 

En pénétrant ces dimensions ou l'espace-temps n'est plus linéaire, nous entrons dans l'univers où le reptilien SDS est roi. D'où l'intérêt d'aiguiser son discernement sans relâche, déjà en 3D, afin d'en acquérir les mécanismes qui pourrons sauver notre âme en 4D.

 

C'est une des leçons que j'ai retiré de ces expériences. Celle du revers de la médaille. Chaque initiation en a un, c'est pour moi ce qui fait sa force. La prise en compte de la facette SDS  me permet de mieux apprécier la part SDA de l'enseignement comme par exemple le fait que ces moments m'ont donné un aperçu de ce qui se passe quand le Soi est aux commandes du moi, quand nous chevauchons la 4ème densité.

 

Encore dans Matrix, Néo demande pourquoi l'on meurt dans la Matrice puisqu'elle n'est qu'illusion. Morpheus lui répond : "car l'esprit le croit". C'est une des limitations SDS dont le héro aura à s'affranchir dans le film, action à laquelle le mythe héroïque qui se renouvelle ici, nous enjoint.

 

Pour moi les leçons insistent à nouveau sur la place fondamentale de la dimension SDS dans l'initiation, nous conviant je pense, à soupeser chaque apprentissage sur le sentier de l'émancipation afin d'en retirer la quintessence.

 

David

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Commentaires : 1
  • #1

    Muriel (dimanche, 05 février 2017 17:25)

    Bonjour David, merci pour ton témoignage qui a remué une foule de souvenirs de "coïncidences", "visions" et autres "bizarreries" qui n'en sont pas.
    Je crois que nous sommes très très nombreux à vivre ponctuellement ce genre de phénomènes, mais bien moins nombreux à chercher à comprendre. Les interpénétrations dimensionnelles peuvent faire peur même aux plus conscients de cette réalité.
    Je me souviens d'une thérapeute il y a une quinzaine d'années (une inclassable , art thérapie, massages relaxants, écoute ...tout cela à la fois et plus encore) qui m'avait dit "tu vas retraverser tes émotions et aller chercher les informations cachées derrière" , et aussi, "tu ne t'arrêteras plus jamais, quand tu as démarré ce processus tu ne t'arrêtes plus , parce que la vie même est une thérapie".
    Ni elle ni moi, à l'époque, ne savions à quel point elle disait vrai .
    Muriel